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Galerie Harmattan
40, rue Saint Jean 74120 Megève FRANCE
Tel. +33 (0)6 67 01 93 81


« Je vis un conte de fées », s’enthousiasme l’artiste peintre Éric Le Pape. Un conte écrit entre terre et mer, au fil d’un parcours singulier, où pinceaux et couteaux tiennent lieu de baguette magique. Si l’on avait annoncé à l’ado landernéen, s’engageant à l’École des mousses, qu’arrivé à la cinquantaine, cinq galeries en France,une à Londres et deux aux États-Unis présenteraient des expositions permanentes de ses œuvres ou qu’une société canadienne de vêtements de luxe créerait des modèles à partir de ses tableaux, il aurait vécu tout autrement son entrée dans la Marine. Parce qu’à l’heure de revêtir l’uniforme, faute d’adhésion paternelle, Éric Le Pape tire un trait sur son ambition d’intégrer les Beaux-Arts.


Depuis ses 7 ans, âge auquel son institutrice repère des dons évidents, ses parents lui offrent des cours de dessin. À Landerneau, trois professeurs successifs l’accompagnent dans sa maîtrise des arts plastiques. C’est d’ailleurs le dernier, Fañch Bernard, qui le poussait à poursuivre dans cette voie.Mais en entrant dans la Marine nationale, Éric Le Pape n’est pas amer. « Je satisfaisais d’autres rêves : de navigation, de voyages et d’aventures humaines ». Il s’oriente vers l’aéronavale. De 1982 à 2009, il mènera une carrière épanouissante, achevée au grade de Maître principal. Mécanicien spécialisé dans les moteurs d’avions de chasse (de l’Étendard au Rafale), il découvre une partie du monde à bord des porte-avions Foch, Clemenceau et Charles de Gaulle. Ses escales à Djibouti, au Liban, aux États-Unis, au Canada, constituent des souvenirs marquants .Corps à corps avec la toile en devenant militaire, le jeune homme laisse tomber crayons et pinceaux. Mais il suffira de la visite d’une exposition pour que la passion se réveille. D’abord en douceur. Il renoue par le dessin, croquant surtout des femmes en noir et blanc, expose dans des bars. Rapidement, il a le sentiment de tourner en rond, revient à la couleur – « l’univers absolu ! », s’exclame-t-il – et à son sujet de prédilection, le littoral breton. Éric Le Pape adopte couteau et acrylique, mieux adaptés à sa vie embarquée, et crée sur la toile ses univers maritimes. Il participe à des salons de peinture, gagne en confiance en remportant régulièrement des premiers prix, souvent devant des professionnels. C’est le cas en 2002 à l’important Salon du Léon à Landivisiau (29), où sa vision d’un paysage de Portsall (29) est couronnée par le jury. « À cette époque, mes tableaux ont déjà une patte plus moderne », rapporte Éric Le Pape. Le début du millénaire est une période heureuse : mariage avec Sandrine et naissance de ses deux filles. « J’éprouve alors une joie et un bien-être intenses qui se reflètent dans les couleurs que j’utilise ».2005 est une année décisive.


La Marine le mute à l’état-major en région parisienne. Femme et enfants restant dans la maison familiale de Plougar, où il possède son propre atelier, le célibataire géographique occupe alors tous son temps libre à peindre, libérant une force créatrice de plus en plus féconde et vitale. « J’ai une mémoire photographique, confie-t-il, elle me permet de fixer mentalement les paysages ».Pour autant, l’artiste ne cherche plus à les reproduire fidèlement. Parti du figuratif, il tend vers une certaine abstraction. Ses maisons et bateaux biscornus identifient son style autant que son emploi de couleurs puissantes, intenses : bleus outre-mer et céruléum, rouges carmin, jaunes de cadmium…Nourri de Cézanne, Van Gogh, Gauguin, mais aussi des peintres de la Marine Michel Jouenne et Stéphane Ruais, il développe un univers très personnel. À l’instar de Nicolas de Staël – une de ses références majeures -, son acte de peindre est un corps à corps avec la toile, un engagement de tout son être, physique et psychique. Ambassadeur de la Bretagne à l’heure de sa retraite de la Marine, la question ne se pose pas vraiment. Il s’engage entièrement dans une vie d’artiste peintre professionnel. La demande ne cesse de croître. Dès 2006, la galerie Ty-Aven, dans cette Mecque de la peinture qu’est Pont-Aven, présente ses toiles, bientôt suivie d’une à Honfleur, dans le Calvados, où la clientèle parisienne en villégiature se laisse vite envoûter par ses visions du littoral. Ce sont les seules galeries qu’Éric Le Pape démarche lui-même. Toutes les autres qui accrochent aujourd’hui ses œuvres sont venues le solliciter, qu’elles l’aient connu à travers ses expositions ou via son site internet, conçu par la société Expression de Landivisiau. La visite d’Américains, venus spécialement de La Nouvelle-Orléans pour le rencontrer à Plougar, laisse un souvenir impérissable à ce fantastique ambassadeur de la Bretagne !


[…]auteur Frédérique Jambon, pour le Télégramme



L’univers pictural de Joseph Piermatteo se construit au travers de plusieurs thèmes. Les femmes, l’Italie, les ports, la Toscane… sa lumière…

ET Venise… Loin d’échafauder une  représentation exacte de cette ville, l’oeuvre de l’artiste, par l’accumulation, rassemble des souvenirs, des atmosphères et des sentiments qui tous se rattachent et ramènent à la Sérénissime. Ainsi il y est autant question des ciels étoilés et de leur reflet sur la lagune, que des palais vétustes ou magnifiques, des ruelles et de leur image dansante… des ponts bien sûr et des gondoles cela va sans dire. Tout cela autant dans le cliché que dans le souvenir fantasmé. Tous ces éléments illustrent une quiétude, une douceur de vivre qui nous plonge dans ce que l’on rêve de Venise.

De même, les représentations féminines ont une grande importance dans le travail de l’artiste. Qu’elles soient courtisanes, nonchalantes ou belles Italiennes… les femmes aux chevelures exubérantes se montrent toujours parées d’oiseaux, de fleurs… à la fois frivoles et gracieuses.

Les lignes, comme les couleurs, sont des éléments centraux pour cet artiste. La lumière accompagne le trait, lui donne une température, donne une inflexion de l’ordre du sentiment à sa direction… ainsi le bleu fait de ces femmes des apparitions nimbées de mystère, tandis que l’ocre leur donne la vie, ou le rose et le jaune la gaité et la spontanéité…

Piermatteo est autant un peintre de la ligne que de la lumière, à la fois illustrateur de sentiments, de souvenirs que les colorisant pour nous les rendre plus vivaces et plus présents!


« J’ai le sentiment d’avoir trouvé ma voie »

Marion Six, jeune artiste de 26 ans installée depuis peu à Cran-Gevrier, expose jusqu’au 20 février ses toiles grand format dans le hall de l’hôtel de ville.

Rencontre.

Il en a fallu du courage pour Marion Six lorsque, à 24 ans, et après six ans de formation à l’école nationale supérieure d’architecture de Versailles, la jeune femme a décidé de laisser de côté l’architecture et de consacrer tout son temps à sa passion de toujours, la peinture. «J’ai voulu essayer de me lancer à fond dans la peinture et je ne reviendrai jamais en arrière.

Je suis mon propre maître en peinture. En architecture, on crée pour les autres, on n’a pas tout de suite

d’autonomie dans la création ».

Marion peint depuis l’école maternelle. Très vite, sa maîtresse décèle un don et l’incite à prendre des cours de dessin.

« J’ai appris pleins de techniques et à 6 ans, je présentais ma première exposition de peinture à l’huile». Suite à son choix, la jeune femme a quitté Paris et son «demi placard à balai» pour Cran-Gevrier, en

emmenant pinceaux et mari. «C’est quand même mieux la vue sur les montagnes ! ». C’était en  septembre 2014.

«Un espace où tout est possible»

Aujourd’hui, le pari semble réussi pour l’artiste qui arrive à vivre de sa peinture. Elle a aménagé son atelier chez elle, où elle peint des œuvres de grand format car elle aime le rapport à même échelle avec ses toiles. «C’est presque un combat, un corps à corps». Après avoir traversé plusieurs périodes (portraits de femmes, paysages urbains…), Marion s’intéresse désormais au nu tout en confiant : «Je n’ai pas envie de m’enfermer dans un thème». Elle poursuit : « La peinture m’apporte de la liberté, c’est un espace où tout est possible, sans d’autres contraintes que le format. Plus jeune, ça m’a permis de m’exprimer, de communiquer plus qu’avec des mots, moi qui n’étais pas très à l’aise avec l’oral. C’est aussi une source de gratification. Faire de sa passion un métier change le rapport à cette passion. Moi ça l’a rendu plus fort. Toutes mes idées passent dans la peinture. J’ai le sentiment d’avoir trouvé ma voie ».

L’art pour tous.

Considérant que «peindre est un accomplissement de soi qui ne saurait exister sans le regard des autres», Marion a déjà participé à des expositions prestigieuses notamment à Paris dans la nef du Grand Palais en 2014 et 2015 dans le cadre d’Art en Capitale où l’une de ses œuvres a même été médaillée de

bronze l’année dernière. Ayant déjà également exposé dans des galeries d’art, l’artiste aime faire partager son art au plus grand nombre. Dans le cadre de son exposition dans le hall de l’hôtel de ville jusqu’au 20 février, la jeune femme a ainsi proposé début février une visite spéciale destinée à un public éloigné de la

culture, organisée par les pôles Cohésion sociale et Culture de la ville.

« Marion Six, le pari de la peinture » – Cran Ma Ville #122 p.26 – février 2016

Article de Amélie Nicolas




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