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22 Déc

Toro rond

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Publié dans Livio Benedetti

L’œuvre de Livio est souvent associée aux Taureaux et pour cause, si leurs noms sont parfois évocateurs ou parfois moins évidents, les toro amoureux, solaires, rosso, livre, enclume ou encore asymétrique… ont toujours inspiré cet artiste. Il a recherché au fil du temps à interpréter cet animal mythique, le sortant de sa force brute, ou à l’inverse la lui offrant pleinement, imaginant un « Enlèvement d’Europe » ou le faisant « toro bison ». Chacun ayant une âme propre et au plus juste du sentiment que l’artiste cherchait à lui offrir.

La patine lisse et la puissance retenue de ce Toro Rond le font compter parmi ses œuvres qui rencontrent le plus de succès.

Dernière reçue des œuvres de Daniel Favre, « la Tête au Carré » est un bronze ramassé d’une belle intensité. La position du corps replié sur lui-même fait autant référence à Marthe de Bonnard qu’aux objets-masse à la frontière de l’abstraction.

En effet cette position en pleine fragilité d’un corps nu resserré sur lui-même évoque des scènes de bain ou tout au moins un corps surpris dans son intimité ou en pleine réflexion peut-être.

Quant à cette masse homogène traitée avec une patine noire en lisse-tendu, ses arêtes saillantes et pourtant contenues dans une forme ovoïde… elle confine à l’objet de boudoir.

Cette pièce dense est à la fois belle et intelligente. Elle ouvre à la réflexion.

Il en ressort comme un oxymore : une élégance brute, une douceur vigoureuse… une intimité pleine d'intensité.

21 Déc

New York karstique

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Publié dans Daniel CASTAN

Je travaille avec Daniel Castan depuis sept ou huit ans. On peut dire que je connais un peu l’artiste et un peu sa peinture grâce à une collaboration fructueuse et à une clientèle qui réclame toujours ses nouveautés.
Daniel, comme sa peinture sont un concentré d’énergie. Ils sont dynamiques, voire karstiques pour employer un grand mot. L’un en coups de gueule, l’autre en mouvements vigoureux... Dans son œuvre la beauté est un surgissement, comme pour sa personnalité forte et attachante.
Néanmoins il serait faux de limiter son œuvre à cela : à des impulsions, car même s’il se montre sûr dans son art, sa technique est le fruit d’une longue pratique et d’incessantes et ténues évolutions : jouant d’abstractions, de textures, jouant de matières et d’associations de couleurs. Il ne peint pas New York. Il construit New York! Sa touche vigoureuse est unique et les vues qu’il nous propose son autant un concentré de lui que de cette ville.  
Nous autres, comme spectateurs, nous aimons son travail... mais pour le juger il n’y a qu’à laisser parler les peintres lorsqu’ils regardent ses tableaux : tous reconnaissent le talent de Daniel Castan.

07 Déc

la Franche-Comté

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Publié dans Eric EQUOY

La peinture franc-comtoise offre souvent des paysages apaisés. Tantôt ceux-ci offrent des points de vue pittoresques, dans un esprit quasi romantique (à la manière du XIX°), tantôt ceux-ci offrent une vision dénudée et très graphique de la nature. Les lignes de crête des montagnes, les silhouettes épurées des fermes, des chemins qui soulignent le paysage. Eric Equoy sait allier les deux dans ses œuvres de l’école franc-comtoise : le graphisme moderne, et le charme des paysages.

Les neiges plus particulièrement sont un thème que la plupart des peintres hésitent à aborder. En effet la neige est une texture riche difficile à retranscrire. Elle n’est pas si blanche que l’on image ou au contraire, elle peut l’être bien plus. Tout est affaire de contraste et de lumière ambiante, ce qu'Eric Equoy parvient à montrer avec finesse.

Le crépuscule comme le levé du jour jouent également un rôle important dans son œuvre. Ces heures où la lumière point ou se disperse, où le bleu se rose, s’orange et rougit… et en deçà de ces lumières, les écoliers qui avancent marquant la neige.

Tout cela : la neige, la lumière, les écoliers d’un autre temps et les lignes d'une peinture contemporaine, cet oxymore d'une ambiance moderne surannée... tout cela fait la peinture d'Eric Equoy. 

07 Déc

l'Arlequin

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Publié dans Tristan Haenzel

Le danois de Tristan Haenzel que je viens de recevoir est à l’honneur ! Cette toile superbe de dimensions 120x100 est resplendissante de force et de contraste. Entre le pelage « arlequin » noir et blanc de l’animal et le contraste avec le fond d’un rouge très dense… la luminosité de cette toile rayonne. Tristan signe une fois de plus une œuvre entre classique et moderne, une peinture qui ne manque pas de caractère, attire le regard, et illumine littéralement un intérieur.

07 Déc

Jingle Bells

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Publié dans Actualité

Les premiers centimètres de neige sont tombés, bien peu pour envisager de sortir les skis… mais avec eux les températures ont chuté et chacun s’emmitoufle pour faire face à l’hiver qui arrive. Le ciel est bas, les cols remontés. Les vitrines sont quasi toutes décorées ou tout au moins le seront dans les prochains jours… dont la mienne !

L’hiver arrive et avec lui le tumulte des saisonniers, les inaugurations, les illuminations…

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