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On n’a que trop parlé de la tectonique urbaine des œuvres de Daniel Castan, qui fait de ses villes des soulèvements brutaux, quasi des surgissements ! Il est facile effectivement au premier regard, de se laisser submerger par la dynamique de ces œuvres. Et qui ne l’a pas été par la réalité de New York, de Singapour, ou de San Francisco. Pour qui connait justement ces villes, elles ne sont pas juste de l’architecture : elles sont une atmosphère, une ambiance, une lumière, quelque chose de ténu bien plus impalpable que du vertical et de l’horizontal. Pour qui connait ces villes elles sont belles sous certaines couleurs que l’on ne retrouve que là-bas et dans les œuvres de Daniel Castan. Il s’agit d’un trait de lumière qui illumine un carrefour, de brumes qui offusquent le lointain, d’un mélange incertain de tons, de bâtiments juxtaposés, serrés, qui se chevauchent et finissent par disparaitre.

Et l’ombre et la lumière dans tout cela scandent un rythme, ouvrent les perspectives ou les obstruent, donnent à ressentir l’impalpable.

29 Déc

construire la densité

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Publié dans Daniel Favre

 

Daniel Favre sculpte à l’écart de tout courant artistique depuis une trentaine d’années. Il sculpte pour lui dans un processus diligent de construction et de déconstruction : il dessine son sujet, l’étudie, lui donne un corps réaliste et académique avant de revenir sur les lignes et d’en effacer les superflues. Du réalisme à l’épure, l’humain se concentre sous ses mains. Par ce travail Daniel Favre parvient à contenir et concentrer dans ses œuvres, des forces, des émotions et des sensations d’une profonde et envoutante douceur!

 

La sculpture toute en puissance est alors d’une intimité déconcertante, brutale et élégante, douce et vigoureuse...

 

 

Il aura fallu trente ans à Daniel Favre pour franchir le pas des galeries et montrer ses sculptures à un public averti. Quelle sensibilité ! …dire que toutes ses sculptures n’avaient été faites que pour son seul regard et son seul esprit alors qu’elles sont du niveau des plus belles représentations d’aujourd’hui!

 

 

23 Déc

Le Targui d'Or

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Publié dans Brigitte LOMBARD

Cela aurait pu être un titre de roman oriental…

Si ce roman n’existe pas encore, Brigitte Lombard l’a d’ores et déjà illustré avec cette belle céramique en raku. Car porter le regard sur cette pièce nous fait voyager sous d’autres latitudes, par-delà les dunes, dans un campement là où les premières étoiles éclaboussent le ciel tandis que l’horizon de sable se couvre d’ocres et de fauves avant de se faire dévorer par la nuit. Le targui ne vacille jamais dans la lumière du crépuscule, ni sous la voute céleste dont il est le vassal ni sur le drapé des dunes dont il est le prince. Le roman aurait raconté leur histoire à tous les trois, au ciel à la terre et à l’homme du désert. Immense, sans autres frontières que celle de l’horizon, vêtu de l’izar éclatant sous les étoiles. Ce nomade aurait été solitaire et nombreux, un peuple une nation, un hymne à la liberté. Il aurait le regard droit, planté dans le lointain de l’avenir tandis que le grain du vent fouette le drapé de sa cape.

22 Déc

Toro rond

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Publié dans Livio Benedetti

L’œuvre de Livio est souvent associée aux Taureaux et pour cause, si leurs noms sont parfois évocateurs ou parfois moins évidents, les toro amoureux, solaire, rosso, livre, enclume ou encore asymétrique… ont toujours inspiré cet artiste. Il a recherché au fil du temps à interpréter cet animal mythique, le sortant de sa force brute, ou à l’inverse la lui offrant pleinement, imaginant un « Enlèvement d’Europe » ou le faisant « toro bison ». Chacun ayant une âme propre et au plus juste du sentiment que l’artiste cherchait à lui offrir.

La patine lisse et la puissance retenue de ce Toro Rond le font compter parmi ses œuvres qui rencontrent le plus de succès.

Dernière reçue des œuvres de Daniel Favre, « la Tête au Carré » est un bronze ramassé d’une belle intensité. La position du corps replié sur lui-même fait autant référence à Marthe de Bonnard qu’aux objets-masse à la frontière de l’abstraction.

En effet cette position en pleine fragilité d’un corps nu resserré sur lui-même évoque des scènes de bain ou tout au moins un corps surpris dans son intimité ou en pleine réflexion peut-être.

Quant à cette masse homogène traitée avec une patine noire en lisse-tendu, ses arêtes saillantes et pourtant contenues dans une forme ovoïde… elle confine à l’objet de boudoir.

Cette pièce dense est à la fois belle et intelligente. Elle ouvre à la réflexion.

Il en ressort comme un oxymore : une élégance brute, une douceur vigoureuse… une intimité pleine d'intensité.

21 Déc

New York karstique

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Publié dans Daniel CASTAN

Je travaille avec Daniel Castan depuis sept ou huit ans. On peut dire que je connais un peu l’artiste et un peu sa peinture grâce à une collaboration fructueuse et à une clientèle qui réclame toujours ses nouveautés.
Daniel, comme sa peinture sont un concentré d’énergie. Ils sont dynamiques, voire karstiques pour employer un grand mot. L’un en coups de gueule, l’autre en mouvements vigoureux... Dans son œuvre la beauté est un surgissement, comme pour sa personnalité forte et attachante.
Néanmoins il serait faux de limiter son œuvre à cela : à des impulsions, car même s’il se montre sûr dans son art, sa technique est le fruit d’une longue pratique et d’incessantes et ténues évolutions : jouant d’abstractions, de textures, jouant de matières et d’associations de couleurs. Il ne peint pas New York. Il construit New York! Sa touche vigoureuse est unique et les vues qu’il nous propose son autant un concentré de lui que de cette ville.  
Nous autres, comme spectateurs, nous aimons son travail... mais pour le juger il n’y a qu’à laisser parler les peintres lorsqu’ils regardent ses tableaux : tous reconnaissent le talent de Daniel Castan.

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