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Plonger dans l’œuvre de YaNn Perrier a un sens particulier, car ici il y est bien question de profondeurs physiques, bien qu’impalpables… il y est bien question d’immersion, bien que dans un solide. Et pourtant du regard et de la pensée, par la limpidité des matériaux, nous plongeons réellement et ostensiblement dans les sphères de YaNn. Nous pénétrons l’œuvre, glissons dans les anfractuosités, découvrons des formes et des couleurs… Les profondeurs sont abyssales, les apiques vertigineux. Ces mondes captivent tellement l’esprit que nous réduisons naturellement notre propre échelle pour mieux y voyager. Nous sommes des enfants face à des miniatures et en une fraction de seconde, ces sphères qui tiennent dans une main sont des univers qui nous englobent tels des oxymores créés par la pensée.

Faire marche arrière est quasi un supplice mais il faut s’extirper du rêve, du jeu, quitter le Tout (le Monde vu de l’intérieur) pour ne plus considérer que la partie (la sphère vue de l’extérieur) pour retranscrire cette expérience unique, ce sentiment éthéré, ce quelque chose d’étrange et d’impalpable à l’orée de la conscience, comme d'avoir été Dieu surplombant un Monde. Et prendre conscience que le Tout qui nous a été offert un instant ne l’a été que par l’entremise de ces œuvres d’à peine trente ou cinquante centimètres de diamètre.

La Galerie Harmattan expose les sculptures de Brigitte Teman depuis bientôt quinze ans. Quinze années qui ont vu son œuvre évoluer depuis ses premiers hauts-reliefs en résine et poudre de bronze, jusqu’aux dernières sculptures présentées à Megève.

Jeune artiste diplômée de l’école Emile Cohl, Lise Vurpillot possède de multiples talents : illustratrice pour la littérature jeunesse, dessinatrice et animatrice pour les films d’animation et bien sûr, peintre animalière.

A la frontière du fauvisme et de l’expressionnisme, ses lions, tigres, panthères mais aussi girafes et éléphants traduisent l’univers de Lise. Sa « Savane » se décline en grands formats, travaillés en couleurs, à la brosse et en matière !

Son œuvre est vive, dynamique, lumineuse... Elle utilise les teintes avec audace et maîtrise. En excellente coloriste, elle juxtapose des rouges vifs et des verts tendres, mêle entre eux des bleus, des oranges, des jaunes… sans pour autant rendre ses œuvres violentes ou

Les artistes ont une existence à la frange de toutes les autres. En tout cas pour les défricheurs, les chercheurs inlassables... Ce sont des personnes "à part". On les voit on les connait. On parle d’eux comme cela, avec envie autant qu’avec dédain car ils ont un pas assuré. Pourtant, loin d'être sûrs d'eux, ils vivent le doute perpétuellement. Ils sont le doute : une oscillation tous azimuts sur une existence fragile, car même les plus confiants savent que rien n’est acquis et que rien ne prévaut jamais de rien.

Ils sont partagés entre un besoin d’acquérir des règles qui les protégent de leurs faiblesses et la nécessité d’une vie empirique qui ouvre de nouvelles possibilités dans la création.

25 Oct

L’anti pop'art

Écrit par
Publié dans Daniel Favre

Cela fait des années que je cherche l’originalité dans la représentation. Ce n’est pas facile de sortir de ce que l’on connait par l’Histoire de l’Art ou de ce que l’on voit dans les galeries. Selon moi, les nouveaux matériaux ne supporteront pas l’épreuve du temps et nous aurons tôt fait de délaisser les sculptures brillantes, sans forme, sans détail, sans richesse. Il y a indéniablement une volonté de gaité, sans doute un contre point à notre époque. Et pourtant, dans le coeur de l'acheteur comme du vendeur, l’art s’il n’est pas sérieux, « n’est pas de l’art ». Alors on colle le discours éculé du pop art sur n’importe quelle œuvre en couleur trop légère pour supporter la critique. C’est la mode, juste la mode! C’est une facilité et tout le monde tombe dans le panneau du merchandising.

24 Oct

Daniel FAVRE

Publié dans Sculpteurs

Il y a des mystères… comment un sculpteur aussi talentueux a pu passer inaperçu aux yeux du public depuis tant d’années.

Il n’y a d’autres raisons pour moi que cette diligence à sculpter qui accapare entièrement Daniel FAVRE. Le commerce de ses œuvres ne l’intéresse pas, c’est un sculpteur. Entièrement un sculpteur. Il cherche les formes, les peaufine. A la manière d’un architecte Daniel Favre étudie les forces, les tensions. Tout ce qui nous apparait comme de l’esthétique est tendu de l’intérieur. Et lui-même en tant que sculpteur, est tout entier à son travail et à rien d’autre.

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